En 2018, à la suite de mon vote sur l’inscription dans la loi de l’interdiction, sous trois ans, du glyphosate, j’ai reçu d’innombrables insultes et menaces de mort en raison de mon positionnement résolument pragmatique, ancré dans la réalité, et non guidé par un traitement médiatique parcellaire et orienté suscitant de vives réactions. Très investie sur les questions agricoles et en contact constant avec les agriculteurs dans ma carrière professionnelle et dans mon mandat, je me suis positionnée en connaissant la volonté du secteur pour parvenir aux objectifs de suppression du glyphosate et de réduction drastique des produits phytosanitaires.

Aujourd’hui, après une hausse des ventes en volume de produits phytosanitaires en 2018, les statistiques 2019 montrent une baisse des ventes en volume de – 44 % (-28.078 tonnes) et de – 35 % (-3358 tonnes) pour le glyphosate. C’est une preuve, s’il en fallait une, que le monde agricole a bien entendu la demande sociétale pressante. Malgré tout ce qui a pu se dire, l’évolution des comportements est une réalité, je m’en réjouis et félicite les acteurs de de ce changement qui démontre de leur bonne volonté. Le Gouvernement, par le biais de son plan Écophyto 2+, continue son accompagnement et poursuit ses engagements en faveur de la réduction des produits phytosanitaires et de sortie du glyphosate. Les acteurs sont déterminés et nous y parviendrons.