Lors de l’examen de la loi de finances pour 2020, les députés ont adopté un amendement visant à répartir plus équitablement la taxe reversée aux collectivités locales qui ont un hippodrome sur leur territoire.

En effet, depuis 2010, 15% du prélèvement de l’Etat sur les paris hippiques est reversé aux collectivités pour qu’elles puissent s’impliquer financièrement dans leurs hippodromes. Le critère de répartition mis en place à l’époque, à savoir le montant des paris hippiques collectés sur chaque hippodrome, conduisait à avantager considérablement les gros hippodromes. Une dizaine se répartissent ainsi plus de la moitié de l’enveloppe. C’est pourquoi, j’ai présenté un amendement, défendu auprès du gouvernement avec la Fédération Nationale des Courses, cosigné par mes collègues vendéens Pierre HENRIET et Stéphane BUCHOU, pour proposer de répartir 25% de cette enveloppe au prorata du nombre de courses organisées et rabaisser le plafond maximal par collectivité de 782 768€ à 600 000€. Cette péréquation devrait permettre aux collectivités rurales, et par ricochet à leurs hippodromes, d’améliorer leurs dotations.

Ainsi, en Vendée, l’agglomération de Vendée Grand Littoral, qui touche actuellement 63 754€, gagnera 11 500€ supplémentaires, Challans passera de 3 212€ à 9 752€, la Roche-sur-Yon de 164€ à 6 100€, Saint Jean de Monts de 2 707€ à 8 150€ et Luçon de 106€ à 2 470€.

Ces sommes peuvent être un vrai bol d’air pour des sociétés de courses qui vivent grâce à l’engagement de leurs bénévoles et peinent à entretenir et rénover leurs hippodromes. La pérennité des courses françaises tient aujourd’hui, en grande partie, à son excellent maillage territorial et à son important réseau d’hippodromes proches des éleveurs et de la majorité des entraineurs, qui jouent un rôle clef dans la sélection des chevaux mais aussi dans la popularité des courses auprès des français. C’est pourquoi nous appelons tous les socio professionnels, les Présidents d’hippodromes et toutes personnes intéressées par cette mesure qui leur serait favorable de mobiliser nos sénateurs pour qu’ils maintiennent cette mesure lors de son examen au Sénat.