Le sentiment ambiant d’indifférence pour l’Europe nous laisser à penser que l’Union européenne serait déconnectée des préoccupations et du quotidien de ses citoyens, pondant des réglementations injustes ou exagérément techniques, visant à harmoniser la forme ou la taille des courgettes.

L’Europe est devenue la pierre angulaire des querelles politiques internes et nous oublions de rappeler les avancées concrètes qui ont profondément transformé nos vies et notre quotidien.

Qui se souvient des prix des communications téléphoniques à la fin des années 90 ? L’Union européenne a œuvré auprès des Etats membres pour imposer l’ouverture à la concurrence du marché des télécommunications et permettre la démocratisation des abonnements de téléphonie mobile et de l’accès à internet. Depuis l’arrivée de l’opérateur Free en France en 2012, les tarifs des abonnements ont connu une baisse vertigineuse. Depuis 2017, nous pouvons également téléphoner et envoyer des SMS partout en Europe sans frais d’itinérance.

Si nous pouvons suivre les jeux olympiques d’été et d’hiver, la Coupe du monde de football, les finales de Roland-Garros ou le Tour de France depuis nos écrans, c’est parce que l’Union européenne impose la retransmission télévisée en direct et en intégralité sur une chaîne à accès libre des événements sportifs d’importance majeure pour chaque pays.

Grâce à l’Europe, lorsque nous faisons des achats en ligne, nous avons un délai de 14 jours suivant la livraison pour renvoyer l’article, sans avoir à en justifier la raison. Et la Commission européenne travaille aujourd’hui au plafonnement des frais de livraison. Dès que nous prenons un avion ou un train, nous avons la garantie d’être dédommagés en cas de surbooking, d’annulation ou de retard.

Lorsque nous achetons un sac plastique à la caisse de notre supermarché, c’est parce que l’Europe oblige depuis 2015 les pays à prendre des mesures pour réduire la consommation annuelle de plastique par personne. Si cette mesure a pu paraître contraignante dans les premiers temps, parce qu’elle bousculait nos habitudes, nous sommes tous conscients aujourd’hui de son utilité et de la nécessité d’aller plus loin pour limiter l’usage de plastique. Une prochaine législation européenne devrait ainsi cibler les dix produits en plastique à usage unique les plus présents sur les plages et dans les mers.

Enfin, l’Europe nous protège aussi des risques de crise bancaire, en garantissant un remboursement des titulaires de comptes courants ou d’épargne pouvant aller jusqu’à 100 000€ en cas de faillite de leur banque.

Que l’on soit pour ou contre ces mesures, il est certain que nous les vivons toutes au quotidien. L’Europe est tellement entrée dans nos vies que nous ne nous en rendons plus compte.

Qui sait que l’Europe a débloqué plus de 35 millions d’euros pour aider la France après la tempête Xynthia en 2010 ? Qu’elle a versé 6 Millions d’euros pour aider le déploiement du Très Haut Débit sur le territoire de la Vendée ? Qu’elle finance chaque année des projets pour préserver la biodiversité sur notre littoral, aider les jeunes en apprentissage à s’insérer dans la vie professionnelle, construire des complexes sportifs ou des maisons de santé ?

Le 26 mai prochain, nous sommes appelés à élire nos représentants au Parlement européen. Voici quelques jours, cette institution européenne votait une directive sur les pratiques commerciales déloyales, indispensable pour la régulation du commerce agroalimentaire, et surtout pour nos agriculteurs. Le Parlement européen n’est plus seulement un organe de consultation, il intervient et pèse de plus en plus sur les décisions politiques de l’Europe.

Voter le 26 mai, ce n’est pas seulement une démarche citoyenne, c’est aussi choisir votre avenir et non le subir.