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Actualité

Réaction à la publication de la carte des « fermes usines »

Le climat social français : à qui la faute ?

Aux politiques ? Certainement pour partie puisque les mesures indispensables au redressement du pays bouleversent les habitudes ancrées. Ces mesures demandent des ajustements et du temps mais c’est la condition pour ne laisser personne sur le bord de la route.

Les journalistes ? Sûrement pour partie aussi.

Les réseaux sociaux ? Sans aucun doute, du fait de l’utilisation qui en est parfois faite pour véhiculer à la vitesse de l’éclair et dans tous les foyers nombre de « fake news », de ressentis personnels et de mobilisation sur des thématiques orientées par leurs auteurs pour les besoins de leurs causes.

A vrai dire nous sommes toutes et tous responsables.

Aujourd’hui j’en appelle à chacune et chacun d’entre vous pour une remise en cause générale de nos comportements et plus particulièrement en ce qui concerne notre consommation alimentaire et notre rapport aux agriculteurs.

Ainsi, lors des auditions de la loi EGALIM, il a été relevé que tous les consommateurs demandaient des produits de qualité, (bio, du local, etc).

Or, les chiffres démontrent que la consommation de ces produits dits de qualité ne dépasse pas 18 % des denrées alimentaires consommées en France. Alors que le « bio » est plébiscité, la vente de ces produits plafonne à 4,4% de la consommation française.

La réalité est que nous n’achetons pas tous les efforts que nous demandons à nos agriculteurs.

Nous réclamons du local mais 70 % des achats alimentaires se font en grande surface et pour 43 % des consommateurs le bas prix reste déterminant.

Cette loi, EGALIM, c’est pour les agriculteurs comme pour les consommateurs qu’elle a été votée.
Pour satisfaire tous les consommateurs nous devons conserver une agriculture protéiforme pour répondre à tous les goûts et surtout à toutes les bourses en achetant le plus possible français.

Aucune alimentation au monde n’a la qualité de la production française tant au point de vue sanitaire qu’environnemental ou encore de respect des animaux.

Les efforts de nos agriculteurs sont considérables pour produire, au nom de l’intérêt général, des produits français d’une qualité inégalée.

Au-delà de notre mode de consommation qui ne correspond pas aux demandes sociétales formulées et qui handicapent l’aide aux agriculteurs, ceux-ci et toute la chaîne alimentaire sont aujourd’hui la cible d’attaques et d’agressions inadmissibles.

Les incursions et désormais les agressions des groupuscules VEGAN ou radicaux du bien-être animal chez les bouchers, les grandes surfaces, les abattoirs et les élevages se multiplient. Ils en viennent à faire des montages de photos ou de films pour servir leurs causes, quelques fois malheureusement légitimes, mais souvent désormais de façon inconsidérée. Ce faisant, ils propagent la haine et la défiance de nos productions, et font malheureusement des émules.

Ainsi, GREENPEACE qui se décrit comme un réseau international d’organisations indépendantes qui agissent selon les principes de non-violence pour protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix vient de dériver dangereusement au risque de nouvelles actions contre les agriculteurs inimaginables dans un pays qui prône la liberté, l’égalité et la fraternité.

Cette ONG vient de dénoncer sans discernement les « fermes usines » sur une carte interactive qui laisse à penser que nous aurions plusieurs centaines de fermes usines en Vendée.

Vous l’apprenez ? Moi aussi !

Les exploitations dénoncées par GREENPEACE ont toutes le malheur d’être en conformité avec la loi et de ressortir du classement administratif environnemental ICPE qui ne présume en rien ni de leur production, ni du mode de production.

Une ferme importante en nombre d’animaux classée ICPE n’est pas pour autant une ferme usine. Au surplus le nombre d’animaux n’est pas l’expression d’un mode de production.

Pour exemple, des exploitations « bio » peuvent être classées ICPE.

Cette ONG fait preuve ici d’une volonté de nuire et d’une inconséquence grave puisqu’elle donne le nom et l’adresse des exploitations en laissant croire inconsidérément qu’elles sont toutes des « fermes usines ».

La communication des noms et adresses des agriculteurs que cette ONG dénonce comme étant des exploitants de « fermes usines » est répréhensible.

Ses insinuations sur le bénéfice d’aides considérables est également faux puisque la majorité des élevages qu’elles répertorient comme des fermes usines en Vendée sont des élevages avicoles qui ne bénéficient d’aucune aide si ce n’est celle très mesurée de la PAC pour la seule modernisation des installations.

La confusion qu’elle entretient est grave et incite aux agressions de nos agriculteurs dont elle fait des cibles faciles pour tous les radicaux : des éleveurs vendéens en ont déjà été victimes ces derniers jours.

Cette dérive est inadmissible et constitue une atteinte à la société dont j’ai saisi le Ministre de l’intérieur, Monsieur le Préfet de Vendée et le Procureur de la République de Vendée.

Nous avons créé à l’Assemblée Nationale une commission d’enquête sur les mouvements VEGAN et radicaux dont les premières découvertes laissent à penser que leurs principaux moteurs ne sont pas la philanthropie ou l’idéologie.

Les mesures adéquates seront prises contre ces exactions mais aussi contre la dérive de GREENPEACE et contre toutes les agressions et incursions illégales dans des exploitations et bâtiments agricoles.

Soutenons nos agriculteurs : dans toute la mesure de votre possible, achetez et mangez local et soyez solidaires, ils ont fait et font tant d’efforts pour nous satisfaire tous.

Soyons tous aux côtés de nos agriculteurs !

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