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Actualité

Des éoliennes dans le bocage vendéen : pas d’actualité

Différentes personnes m’ont fait part de leur inquiétude concernant des installations potentielles d’éoliennes et même de champs d’éoliennes dans le bocage vendéen. Ces inquiétudes légitimes ont été corroborées par Philippe de Villiers qui a dû repousser des personnes qui voulaient prendre des mesures au Puy du Fou dans l’expectative de monter un dossier pour la construction desdites éoliennes.

S’il est bien un territoire où tous les acteurs, tant privés que publics, ont démontré leur préoccupation de l’écologie et du développement durable, c’est bien la Vendée et notre bocage. De nombreux territoires devraient d’ailleurs s’inspirer des avancées mise en place en la matière. Mais l’écologie et le développement durable s’entend, aussi, comme un marché potentiel et des entreprises n’hésitent pas à faire des propositions alléchantes qui peuvent séduire, même si celles-ci ne se concrétisent pas toujours. Dans ma vie professionnelle j’ai eu à connaître de bien des déconvenues.

En réalité, ce type de projet doit passer bien des étapes avant de se concrétiser. La construction d’éoliennes doit faire l’objet de ce que l’on nomme, dans le jargon juridique, d’une autorisation environnementale. Les éoliennes sont des ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement) qui doivent obtenir cette autorisation délivrée par les services de l’État. Cette autorisation ne peut être délivrée qu’après une instruction qui inclut une enquête publique, et au cours de laquelle des avis nombreux sont demandés. L’aviation civile et les Armées, entre autres, doivent, généralement donner des avis conformes auxquels les préfets ne peuvent déroger. Différentes autres consultations doivent être menées, notamment l’Architecte des bâtiments de France et la CDNPS (Commission Départementale de la Nature, des Paysages et des Sites).

L’article R 111-27 du code de l’urbanisme dispose qu’un projet peut être refusé si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l’aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l’intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu’à la conservation des perspectives monumentales.

Ainsi outre la préservation du bocage, l’inter visibilité de telles constructions avec le Puy du Fou laissent présager que l’autorisation environnementale espérée par certains pour la construction d’éoliennes dans notre bocage n’est pas d’actualité, loin s’en faut.

Les contacts pris, avec Monsieur le Préfet BROCART et la Direction générale de la prévention des risques du Ministère de la Transition Écologique et solidaire, m’ont confirmé d’une part que l’État n’a pas été saisi à ce jour d’une demande d’autorisation environnementale, et d’autre part que les règles de droit énoncées avaient bien vocation à s’appliquer comme elles se sont d’ailleurs appliquées pour tous les projets similaires.

Les gens du Bocage peuvent dormir tranquilles, leurs préoccupations seront examinées dans l’instruction administrative du projet. Le Bal des Oiseaux Fantômes du Grand Parc du Puy du Fou ne sera pas perturbé par le mouvement et les lumières d’éoliennes, et personne n’aura en perspective des « oiseaux de fer » lors des vols des rapaces partant de la montgolfière. Tout comme aucun spectateur n’aura à voir des lumières rouges toujours clignotantes dans l’état actuel de la réglementation des éoliennes en contemplant les tableaux de la Cinéscénie du Puy du Fou.

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